« L’eau est indispensable à la vie et à la santé. Le droit de l’être humain à l’eau est donc fondamental pour qu’il puisse vivre une vie saine et digne. C’est la condition préalable à la réalisation de tous ses autres droits. » (Le Comité des Nations Unies pour les droits économiques, sociaux et culturels). La ville s’étendant continuellement, il faut construire tous les ans des bornes-fontaines qui permettent à la population des nouveaux quartiers d’accéder à l’eau. Une centaine de ces points d’eau a été financée par le comité de jumelage. De même que des latrines dans les écoles.
La collecte des ordures reste un problème important d’hygiène. Aussi le Comité de jumelage aide-t-il un groupement de femmes qui a mis en place un service de collecte des ordures.
SOUTIEN A UN IMPORTANT PROJET DANS LE DOMAINE DE L ' EAU ET DE L ' ASSAINISSEMENT DANS LES VILLAGES ENTOURANT BOBO – DIOULASSO
La réorganisation de l'administration territoriale burkinabé a conduit ces dernières années à rattacher à la Ville de Bobo-Dioulasso 35 villages ruraux des environs. La Ville de Bobo a souhaité améliorer l'alimentation en eau de ces villages, mais aussi créer des dispositifs d'assainissement adaptés. Un important projet a alors été mis au point comportant des investissements lourds ( forages, latrines...), accompagné d’ un volet conséquent de formation et d'initiation à la gestion et à la maintenance, avec mise en place d'associations d'usagers et de comités villageois. Ce programme pluriannuel d'envergure a été estimé à 924 000 €.
La Ville de Bobo, qui assure la maîtrise d'ouvrage de cette opération, a fait appel à différents partenaires financiers. La Ville de Châlons-en-Champagne, à travers le comité de jumelage Châlons-Bobo , apporte ainsi 14 278 €, et cet engagement a permis d'obtenir celui de l'Agence de l'Eau Seine-Normandie, à hauteur de 240 000€. L'Association Internationale des Maires Francophones a apporté 288 000 € (et tout son savoir-faire qui lui permet d'être le support financier de toute cette opération), la Fondation privée « Ensemble » contribuant à hauteur de 200 000 €. La Ville de Bobo participe aussi bien sûr, notamment par le financement des études préalables et par le recrutement de personnels compétents pour mettre en œuvre cet ambitieux projet .
L'opération a été concrètement engagée sur le terrain en 2010, et les différentes délégations châlonnaises qui se sont rendues à Bobo ont pu mesurer au fil des mois l'avancée des travaux et la mise en place des dispositifs de formation et de gestion.
L'EDUCATION
Remise de tables et bancs dans une école Borne-fontaine à l'école des aveugles
Pour que devienne effectif le droit à l’éducation de chaque enfant et parce que l’éducation est au cœur du développement durable, le Comité de jumelage est présent dans les écoles bobolaises. Il finance tous les ans :
l’achat de mobilier scolaire (tables, bancs, bureaux, armoires) fabriqué sur place par des artisans.
Il a contribué à :
la construction d'une borne-fontaine gérée par l’école des aveugles. Les bénéfices de la vente de l'eau sont utilisés pour l'amélioration des conditions d'accueil des élèves : création d'une cantine.
la construction de latrines dans les écoles primaires.
l’adduction d’eau d’un collège.
LA SANTE
COOPERATION 2011 :LUTTE CONTRE LE PALUDISME
Au Burkina Faso, le paludisme constitue la première cause de consultation, d’hospitalisation et de décès dans les formations sanitaires. Il représente 36,4% des motifs de consultation, 44,6% des motifs d’hospitalisation et 37,8% des causes de décès. Les enfants de moins de cinq ans en payent le plus lourd tribut (jusqu’à 46% des décès). En 2007, 2 794 380 cas ont été notifiés par les formations sanitaires, dont 306 747 cas de paludisme grave, ce qui correspond à une incidence des cas déclarés de 195 pour 1000 habitants
La lutte contre le paludisme est inscrite comme priorité nationale du gouvernement burkinabé mais les moyens mis en œuvre restent insuffisants. C’est pourquoi un projet spécifique se met en place à Bobo-Dioulasso et dans les 36 villages rattachés à la commune.
Elaboré par la Direction de l’Action Sanitaire de la commune et le Centre Hospitalier Universitaire Sanou Souro de Bobo-Dioulasso,en collaboration avec les comités de jumelage de Bobo et de Châlons,ce projet vise à renforcer les actions du programme National de Lutte contre le Paludisme qui priorise l'accès aux mé -dicaments et la fourniture de moustiquaires imprégnées. Il s’agira
de former davantage les agents de santé et de mener des activités de
sensibilisation auprès de la population pour qu’elle soit mieux informée
des causes de ce fléau et des moyens de s’en protéger. Le financement
est assuré par la commune de Bobo-Dioulasso et la ville de Châlons-en-Champagne.
Le projet est prévu pour 5 ans. L’évaluation des activités se fera au
dernier trimestre de chaque année et un nouveau plan d’action élaboré
pour l’année suivante.
Ce projet s'articule avec les actions menées dans le domaine de l'eau et de l'assainissement qui permettent de réduire la prolifération des moustiques responsables de la propagation du paludisme.
UNITE MISOLA
Mil-soja-arachide : le broyeur de MISOLA
Le droit à la santé n’est pas encore accessible à de nombreux bobolais car la protection sociale n’existe pratiquement pas.
C’est la raison pour laquelle la santé est un secteur dans lequel s’est investi le Comité de jumelage depuis de nombreuses années.
Son action consiste en :
Dons de médicaments aux dispensaires de quartiers.
Financement de matériels de centres de santé et de maternité : tables d'accouchement et brancards fabriqués par des artisans bobolais.
Création et équipement de l'unité de fabrication de nourriture infantile pour lutter contre la malnutrition : MISOLA www.misola.fr.
Participation à l'adduction d'eau lors de la construction d’un centre de secourisme de l'Ordre de Malte.
LE FONDS D'APPUI
Remise des chèques février 2010
Le Fonds Communal d'Appui aux Activités Économiques des Femmes et des Jeunes a été créé en septembre 2002 et financé paritairement par les municipalités de Châlons et Bobo. La commune de Bobo-Dioulasso compte plus de 500 000 habitants avec une population active de 52% qui évolue pour beaucoup dans le secteur informel. Le fonds, par l'octroi de prêts, contribue à la résorption du chômage et participe à l'insertion économique des femmes et des jeunes dans le processus de développement de la commune.
MANIFESTATIONS DIVERSES
Le Comité de jumelage dote de prix des manifestations sportives ou culturelles à Bobo, par exemple le « Prix de Châlons » lors de la Semaine Nationale de la Culture qui a lieu tous les 2 ans à Bobo-Dioulasso ou de diverses rencontres et tournois sportifs.
LE PARRAINAGE
De très nombreux enfants de Bobo n’iront pas à l’école à la rentrée scolaire prochaine :
Parce que leurs parents sont trop pauvres pour financer le coût de leur scolarité.
Parce qu’orphelins, ils doivent d’abord lutter chaque jour pour leur survie.
Etre parrain ou parraine solidaire d’un enfant bobolais, c’est lui apporter un soutien global pour qu’il grandisse en allant à l’école, en étant mieux nourri et mieux soigné.